La rémunération des PDG d’entreprises de taille moyenne au Québec

La rémunération des PDG d’entreprises de taille moyenne au Québec

Dans les entreprises de taille moyenne, la rémunération des dirigeants principaux est d’autant plus importante que leur nombre est souvent limité. Leur rôle est exigeant et leur impact sur le succès de l’entreprise très grand. Il faut donc pouvoir attirer et intéresser les dirigeants qui vont contribuer à la croissance et à la pérennité de l’entreprise.

Comment rémunérer les dirigeants?

Depuis plusieurs années, Saucier conseil mène des recherches sur les pratiques des entreprises de taille moyenne non inscrites en bourse. Notre Guide sur la rémunération des dirigeants de sociétés privées présente des statistiques sur la rémunération des hauts dirigeants de sociétés de taille moyenne au Québec. Le seul de cette nature à notre connaissance. En 2014, la rémunération des dirigeants de 162 sociétés à contrôle privé y était analysée. La majorité des celles-ci (60 %) ont un chiffre d’affaires se situant entre 10 et 100 millions de dollars. Notez que ce rapport sera mis à jour en 2016.

Quel est le salaire d’un PDG au Québec?

Le salaire de base d’un PDG d’une société privée (non inscrite en bourse) et ayant un chiffre d’affaires de moins de 100 millions de dollars approche les 200 000 $ par année.

Le PDG a généralement droit à un boni important de l’ordre de 30 à 50 % de son salaire et en plus, il est souvent un actionnaire important de l’entreprise. Sa rémunération globale est donc affectée significativement par le succès financier de l’entreprise. Nous estimons que la rémunération médiane se situe à près de 300 000 $ annuellement.

Ceci est cependant inférieur à celui des PDG de sociétés inscrites en bourse dont le salaire médian, à lui seul, était de l’ordre de 400 000 $ en 2015.

Qu’en est-il des autres dirigeants principaux?

Au premier niveau sous le PDG, la rémunération varie beaucoup. Par exemple, pour la fonction opérations, on peut trouver un responsable de la production avec un salaire de 75 000 $ ou un vice-président avec le double de ce salaire. Bien entendu, la raison d’être et la contribution de ces deux emplois sont totalement différentes et prennent en compte le niveau de responsabilités attribué à l’emploi et des compétences du titulaire.

L’attribution du titre de VP plus restreinte?

Dans les plus petites entreprises, souvent, on ne retrouve pas d’emploi au niveau de vice-président. Dans les entreprises de moins de 25 millions de dollars de revenus, nos travaux suggèrent qu’on peut y retrouver un ou deux vice-présidents alors que dans celles se situant entre 25 et 100 millions de dollars, on peut retrouver typiquement de 2 à 5 vice-présidents. Les dirigeants des autres fonctions seront à un niveau hiérarchique plus bas, même si plusieurs se rapportent directement au PDG.

Combien gagne le vice-président d’une société non inscrite en bourse?

L’investissement que l’entreprise fait en créant un emploi de vice-président est stratégique. Un programme de rémunération bien équilibré aidera à protéger et optimiser le retour sur cet investissement.

Dans les entreprises de 10 à 100 millions de dollars, un salaire de base se situant entre 130 et 170 000 $. En plus, il a généralement droit à un boni significatif, et peut-être quelques avantages particuliers. Contrairement au PDG, il est rarement un actionnaire important (seulement 10 à 15 % sont actionnaires).

Ceci est également inférieur à celui des vice-présidents de sociétés inscrites en bourse. Par exemple, le salaire médian d’un vice-président aux finances dans les sociétés ayant un chiffre d’affaires comparable est de 225 000 $.

Comment intéresser et retenir des titulaires performants?

En plus du boni annuel dont le montant versé varie à chaque année en fonction du degré de succès de l’entreprise et/ou de la personne, il y a des modes de rémunération qui favorisent la rétention et l’intéressement à long terme. Ceux-ci se présentent sous deux formes principales:

  • les programmes d’actionnariat (achat d’actions, bonis en actions, options d’achat d’actions etc.)
  • boni couvrant les résultats sur plus d’une année

Mais il ne faut considérer soigneusement les programmes avant de s’y lancer. Par exemple, les programmes impliquant de vraies actions présentent un avantage fiscal et la participation réelle à la croissance et à la propriété mais dans plusieurs cas une complexité additionnelle pour l’entreprise et ses actionnaires actuels.

Notre Guide sur la rémunération des dirigeants de sociétés privées indique que les 2/3 des PDG sont actionnaires à la hauteur de la moitié des actions ou plus dans une majorité de cas. D’autre part, la proportion des vice-présidents qui est actionnaire est de moins de 20 %.

Procurez-vous l’enquête 2014 à prix réduit ou l’enquête 2016 qui sera produite fin septembre/début octobre. De plus, participez à l’étude 2016 sur la rémunération des dirigeants au cours des mois de juin et juillet et profitez des avantages d’un participant dont une réduction importante du prix d’achat.

Voici des nouvelles pertinentes dans la barre afin de vous occuper un peu.

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